Profil & News WENDEL

30.03.2010   Wendel annonce ses résultats 2009
Une flexibilité financière restaurée pour préparer l’avenir
Chiffre d’affaires consolidé : baisse limitée à 4 865 M€ (-3,4%).
Résultat net des activités : 153 M€, traduisant le fort impact de la crise sur les filiales et participations.
Résultat net de -809 M€ affecté, comme annoncé au 1er semestre 2009, par des réductions significatives des valeurs comptables.
Renforcement de la situation financière grâce à la restructuration de la dette, allongée et réduite.
Trésorerie solide au 31 décembre 2009 à 2 179 M€, avec une trésorerie disponible à 1 496 M€ (+ 63% par rapport à fin 2008).
Doublement de l’Actif Net Réévalué par rapport au 31 décembre 2008, à 56,9 € par action au 23 mars 2010.
Maintien du dividende à 1 euro par action, proposé à la prochaine assemblée.
Perspectives 2010-2013 : vers de nouveaux investissements.
Inédite et profonde, la crise mondiale a fortement impacté Wendel tout au long de l’année de 2009
ainsi que l’ensemble de ses filiales et participations. Pour autant, l’année a révélé de belles réussites
opérationnelles : Bureau Veritas a crû et a amélioré ses marges ; Saint-Gobain a accentué, avec
succès, ses plans d’économies ; Legrand a maintenu sa marge opérationnelle à un niveau
remarquable qui constitue un nouveau plancher, très supérieur à celui des bas de cycle précédents ;
Stallergenes a réalisé une croissance de son résultat net pour la 9ème année consécutive et s’est
assuré de nouveaux relais de croissance majeurs. Tout en s’adaptant de manière très réactive à la
conjoncture, Materis et Stahl ont transformé avec succès leurs structures financières et Deutsch est
sur la même voie.
Frédéric Lemoine, Président du Directoire, a déclaré :
« La bonne nouvelle émane de la qualité des performances des filiales et participations de
Wendel qui traversent la crise de façon remarquable et dont les résultats valident notre
stratégie d’investir dans des sociétés leaders. En outre, depuis la nomination il y a un an d’un
nouveau Directoire, Wendel a franchi des étapes décisives et engagé une nouvelle
dynamique. Comme nous l’avions annoncé en mai 2009, le résultat net de Wendel fait
cependant apparaitre une perte importante liée aux effets conjugués de la perte technique de
dilution sur les titres Saint-Gobain et de la crise économique et financière. Pour autant, grâce
à la restructuration réussie de sa dette et de celle de ses filiales non cotées ainsi qu’à la
réalisation de plus-values importantes, le Groupe s’est doté de marges de manoeuvre
financières qui lui donnent du temps pour soutenir et développer ses participations, en
cohérence avec sa stratégie d’investisseur de long terme. Wendel poursuivra ainsi une
politique d’investissement active et sélective, directement ou à travers ses filiales, dans la
croissance à long terme d’entreprises portées par l’innovation et l’exposition aux pays
émergents. »

Le Conseil de surveillance, réuni le 29 mars 2010, a examiné les comptes individuels et consolidés
de Wendel tels qu’arrêtés par le Directoire. Ces comptes ont été audités avant leur publication.
Le chiffre d’affaires consolidé du Groupe est en baisse limitée à 4 865 M€ (-3,4%), notamment grâce
aux bonnes performances de Bureau Veritas et de Stallergenes. Les sociétés mises en équivalence
ont, quant à elle, connu des baisses de chiffre d’affaires marquées (détails en annexe 1).
La contribution économique de l’ensemble des entreprises du Groupe est de 537,2 M€, en retrait de
-42,5% par rapport à 2008. Les contributions au résultat de Wendel de Bureau Veritas et de
Stallergenes affichent des progressions de respectivement +15,2% et +16,8%. Les contributions des
sociétés positionnées dans les différents secteurs de la construction (Materis, Saint-Gobain,
Legrand), et celles de Deutsch et de Stahl sont en fort retrait. Dans ce contexte, l’ensemble des
charges liées à la structure financière et au fonctionnement sont restées sous contrôle à 384,3 M€, à
un niveau légèrement inférieur à celui de l’année précédente (415,5 M€). Au total, le résultat net des
activités est de 152,9 M€ et le résultat net des activités part du Groupe est de 6,4 M€.
Résultat non récurrent
Le résultat non récurrent est de -961,7 M€. Il comprend des éléments positifs tels 626 M€ de plusvalues
de cession (notamment cessions des activités pétrolières et gazières d’Oranje-Nassau, et de
blocs d’actions Bureau Veritas et Legrand). Il est affecté d’autre part par -1 007 M€ d’impact net lié à
l’ajustement de la valeur des titres Saint-Gobain au bilan consolidé de Wendel (comprenant des
pertes de dilution pour -782,2 M€, des dépréciations d’actifs pour - 290,2 M€ et le produit de cession
de BSA pour +65,5 M€) ainsi que par -225 M€ liés à l’ajustement de la valeur des protections. Il
comprend également les charges liées aux allocations d’écarts d’acquisition pour -172 M€, les autres
dépréciations et ajustements à la valeur de marché pour -140 M€ et enfin les autres éléments non
récurrents pour -44 M€.
Les résultats des filiales et participations du Groupe traduisent leur forte capacité de
résistance opérationnelle
Bureau Veritas - De bonnes performances avec une marge opérationnelle ajustée en
progression et une forte génération de trésorerie permettant un désendettement accéléré
Malgré le ralentissement en fin d’année, le chiffre d’affaires de l’exercice 2009 est en progression de
+3,9% à 2 647,8 M€. La croissance organique s’élève à +1,9% sur l’année (dont +6,0% au 1er
semestre et -1,8% au 2nd semestre). Dans un contexte de récession mondiale, les activités ont
globalement bien résisté, grâce à leur caractère récurrent et à la poursuite de la croissance dans les
économies émergentes dans lesquelles Bureau Veritas réalise désormais 42% de son chiffre
d’affaires.
Le résultat net ajusté part du Groupe 2009 s’établit à 273,5 M€, en hausse de +18,2% par rapport à
2008.
La marge opérationnelle ajustée a augmenté de 120 points de base, pour atteindre 16,4% en 2009
(contre 15,2% en 2008). Cette progression a été constatée sur l’ensemble de l’année, traduisant
l’amélioration des processus opérationnels, principalement dans les divisions Biens de
Consommation, Industrie et Certification, l’impact des programmes de contrôle des coûts sur
l’ensemble des opérations de Bureau Veritas et la capacité d’adaptation de l’organisation face à un
ralentissement plus marqué dans certaines divisions et certains pays.
Le cash-flow libre s’est élevé à 310,1 M€ en 2009, soit une progression de +63,8% par rapport à
2008. Cette forte augmentation combinée au ralentissement de la politique d’acquisition a permis à
Bureau Veritas de réduire son endettement financier net de 228,4 M€, à 679,3 M€ contre 907,7 M€
au 31 décembre 2008.

Pour 2010, Bureau Veritas anticipe un retour progressif à la croissance organique au cours de la
seconde partie de l’exercice dès lors que les activités des divisions cycliques (Hygiène, Sécurité &
Environnement ; Construction ; Mines et Minéraux) auront cessé de décroître. Bureau Veritas se
donne pour objectif de maintenir le niveau de la marge opérationnelle sur l’ensemble de l’exercice
2010. Par ailleurs, la forte génération de trésorerie sera utilisée pour relancer activement sa stratégie
de croissance externe.
Le Conseil d’administration de Bureau Veritas a décidé de proposer à l’Assemblée générale du 1er
juin 2010 un dividende de 0,84€ par action, en hausse de 17%.
Saint-Gobain – Objectifs du plan d’actions dépassés
(Mise en équivalence)
Le chiffre d’affaires consolidé de Saint-Gobain s'élève à 37 786 M€, en retrait de -13,7%. La
croissance interne ressort à -13,2% sur l’ensemble de l’année.
Au 2nd semestre, la croissance interne ressort à -10,8%, en amélioration par rapport au 1er semestre.
Le résultat d’exploitation, en baisse de -39,3% à 2 216 M€, a bénéficié d’une nette amélioration d’un
semestre sur l’autre (+38%), tout comme la marge d’exploitation, qui s’élève à 6,7% du chiffre
d’affaires au 2nd semestre contre 5,0% au 1er semestre, grâce notamment aux économies de coûts
réalisées.
Les plans d’actions menés par Saint-Gobain en 2009 ont porté leurs fruits :
• Priorité opérationnelle donnée aux prix de vente (+0,8%), malgré un contexte déflationniste
• Poursuite et intensification du programme de réduction de coûts, dans tous les métiers avec
1,1 Md€ d’économies de coûts dégagées sur l’ensemble de l’année par rapport à 2008,
portant à 1,5 Md€ le montant total des économies de coûts réalisées en 2008 et 2009
• Renforcement de l’optimisation de la génération de trésorerie : 1 Md€ d’autofinancement libre,
contrôle strict du besoin en fonds de roulement d’exploitation (+1,4 Md€ de gain), baisse
significative des investissements industriels (-900 M€ sur l’année contre un objectif initial de
réduction de -500 M€).
Le résultat net courant part du Groupe s’établit à 617 M€ sur l’année, après s’être redressé au 2nd
semestre de +94%.
Saint-Gobain s’attend à une année 2010 globalement meilleure que 2009. Dans la continuité de son
plan d’actions 2009, le Groupe va continuer à optimiser ses prix de vente et a pour objectif de réaliser
200 M€ d’économies additionnelles, portant à 600 M€ le montant des économies prévues en 2010
par rapport à 2009. Ceci devrait permettre une forte croissance de ses résultats et de ses marges
d’exploitation. En parallèle, Saint-Gobain continuera à mener une stratégie de développement
volontaire avec comme priorité les pays émergents, l’efficacité énergétique et le solaire.
Le Conseil d’administration a exprimé le souhait unanime de réunifier les fonctions de Président et de
Directeur général de Saint-Gobain. Il se propose, sous réserve de la réélection de Pierre-André de
Chalendar à son mandat d’administrateur lors de l’Assemblée générale qui se tiendra le 3 juin 2010,
de nommer celui-ci Président-directeur général de Saint-Gobain.
Wendel se réjouit des relations confiantes qui ont pu se renforcer tout au long des douze derniers
mois avec le groupe Saint-Gobain et continuera d’apporter sa contribution au Conseil
d’administration. Frédéric Lemoine ayant rejoint récemment le Comité des comptes, Wendel est
désormais représenté dans les 3 comités spécialisés du Conseil.
Le Conseil d’administration de Saint-Gobain a décidé, lors de sa réunion du 25 février, de proposer à
l’Assemblée générale du 3 juin 2010 de distribuer un dividende de 1€ par action (en numéraire ou en
titres), inchangé par rapport à 2008.

Legrand – Résistance remarquable de la marge opérationnelle ajustée récurrente
(Mise en équivalence)
Le chiffre d’affaires de Legrand pour 2009 s’élève à 3 577,5 M€, en retrait de -13,9% à structure et
taux de change constants par rapport à 2008.
Le résultat opérationnel ajusté récurrent est en recul de -15,6% à 629,5 M€. La marge opérationnelle
ajustée récurrente s’établit à 17,6% des ventes, presque stable comparée à celle de 2008 (17,7%).
Cette quasi-stabilité résulte de l’adaptation continue des dépenses de Legrand à l’évolution de ses
ventes : les coûts de production cumulés aux frais administratifs et commerciaux ont été réduits de
-15,3% en 2009 à structure et taux de change constants. Les investissements en innovation se sont
poursuivis en 2009 avec un rythme soutenu de sorties de nouveaux produits et un niveau de R&D
nette qui a augmenté en proportion du chiffre d’affaires, passant de 4,4% en 2008 à 4,8% en 2009.
Le résultat net part du Groupe s’établit à 289,8 M€ en 2009 contre 349,9 M€ en 2008.
En hausse de 225 M€ à 655 M€, le cash flow libre s’élève à un niveau exceptionnel de 18,3% du
chiffre d’affaires qui résulte du bon niveau de marge, de la forte réduction du besoin en fonds de
roulement (BFR) et d’une bonne maîtrise des investissements industriels nets des produits de
cession.
En 2009, Legrand a renforcé sa structure financière avec une dette nette en baisse de 522 M€ à
1,3 Md€. Ainsi, Legrand dispose des moyens pour financer la poursuite de sa politique de croissance
externe, un élément essentiel de son modèle économique.
Pour 2010, Legrand anticipe un retour à la croissance du chiffre d’affaires au cours de l’exercice,
grâce notamment à la reprise dans les pays émergents (30% du chiffre d’affaires consolidé). Dans
ces conditions, Legrand considère le niveau de marge opérationnelle ajustée atteint en 2009 comme
un nouveau plancher, très supérieur à celui des bas de cycle précédents.
A plus long terme, Legrand a fait le choix de poursuivre ses efforts d’innovation pour répondre à
l’accélération de trois besoins fondamentaux dans les bâtiments neufs et existants : réduire les
consommations d’énergie et développer l’utilisation d’énergies renouvelables, répondre aux attentes
universelles en termes de communication et d’interconnexion et prendre en compte le vieillissement
de la population mondiale.
Le Conseil d’administration de Legrand proposera à l’approbation de l’Assemblée générale du 27 mai
2010 le versement d’un dividende de 0,7€ par action, identique à celui de l’exercice précédent.
Stallergenes – Excellentes performances et objectifs dépassés
Le chiffre d’affaires 2009, en hausse de +13% par rapport à 2008 à 192,8 M€, a dépassé les
objectifs. Cette croissance a été principalement générée par les marchés de l’Europe du Nord et la
voie sublinguale (qui représente plus de 85% des ventes 2009) alors que les marchés de l’Europe du
Sud ont connu un regain d’activité encourageant au quatrième trimestre.
Les résultats sur l’ensemble de l’année sont en nette progression. La marge opérationnelle s’établit à
16,7% du chiffre d’affaires et la marge nette à 11,5%, à comparer respectivement à 16,5% et 11,1%
en 2008. La croissance de 28,9% des dépenses de R&D nette marque la poursuite de la dynamique
de développement des comprimés de désensibilisation.
Dans un contexte d’investissement soutenu, le cash flow libre, à 17,5 M€, est multiplié par 3,7 par
rapport à celui de 2008. La réduction du BFR, associée à la qualité des performances opérationnelles
en 2009, permet à Stallergenes, pour la première fois en 10 ans, de clôturer l’année avec une
trésorerie nette positive (4,9 M€).
Malgré le contexte économique difficile, Stallergenes envisage pour 2010 une nouvelle progression
de son activité, supérieure à 8%, et de ses marges. L’aboutissement de la procédure de
reconnaissance mutuelle du 27 novembre 2009 par une autorisation de mise sur le marché d’Oralair®
dans 22 pays d’Europe, fournira un relais de croissance essentiel pour Stallergenes à court et moyen
termes.
Le Conseil d’administration de Stallergenes proposera à l’approbation de l’Assemblée générale du 28
mai 2010 la distribution d’un dividende de 0,55€ par action, en hausse de +22% par rapport à
l’exercice précédent.
Materis - Des plans d’adaptation efficaces pour préserver rentabilité et génération de
trésorerie
En 2009, Materis, un des leaders mondiaux de la chimie de spécialités pour la construction, a réalisé
un chiffre d’affaires de 1 703,5 M€, en baisse de -8,7%. Materis a connu au cours du 2nd semestre
une amélioration de son activité mois après mois et a ainsi contenu la baisse de sa croissance
organique à -5,5%, à comparer à une baisse de -10,9% au 1er semestre.
Le résultat opérationnel ajusté ressort à 184,9 M€, en baisse de -13,9% ; la marge opérationnelle
s’établit à 10,9% du chiffre d’affaires (contre 11,5% en 2008). La rentabilité opérationnelle a été
préservée grâce à la mise en oeuvre de plans d’adaptation significatifs et efficaces. Ainsi, sur l’année,
Materis a tiré bénéfice de l’optimisation de sa gamme de prix et de l’amélioration de son offre
produits, conjuguées à des réductions de coûts (-60 M€).
Le succès de la restructuration de sa dette soutenue par Wendel et par les 650 investisseurs
managers de Materis (réinvestissement de 45 M€) a permis à la Société de restructurer avec succès
sa dette bancaire, de sécuriser sa trésorerie jusqu’en 2013, d’ajuster ses covenants bancaires au
contexte économique et de disposer d’une ligne de financement complémentaire de 100 M€. La dette
financière nette de Materis est ainsi en légère baisse à 1 757 M€, grâce à une génération de
trésorerie solide dans un contexte de marché dégradé et malgré l’impact des frais liés à la
renégociation bancaire. Materis a également poursuivi une gestion active de son besoin en fonds de
roulement dont les effets devraient perdurer en 2010.
Deutsch – Forte capacité d’adaptation dans des marchés difficiles
En 2009, Deutsch, spécialiste mondial des connecteurs de haute performance, a enregistré un chiffre
d’affaires de 446,6 M$, en baisse de -32,3% par rapport à 2008. A périmètre constant, la baisse
d’activité est particulièrement marquée pour l’activité industrielle pénalisée par son exposition au
marché américain des camions (-49,7%, hors LADD, distributeur de la division industrielle de
Deutsch aux Etats-Unis). Elle a été moindre pour les activités aéronautique et transport (-18,4%).
L’activité offshore affiche une bonne résistance, avec une croissance organique de + 6%. Sur le 4ème
trimestre 2009, Deutsch enregistre un redémarrage progressif de son activité (-14,5% contre -35,2%
sur les neuf premiers mois de l’année).
Pour l’année, le résultat opérationnel ajusté baisse de -60% pour atteindre 51,4 M$. La marge
opérationnelle s’établit à 11,5% du chiffre d’affaires, contre 19,6% en 2008.
Durement touché par la crise, Deutsch a accentué ses efforts d’adaptation et accéléré la mise en
place de plans de restructuration drastiques (réduction du temps de travail et fermeture de trois sites
de production). Deutsch a ainsi doublé les économies de coûts initialement prévues : 33 M$ dans
l’activité industrielle et 22 M$ dans l’activité aéronautique. Dans cet environnement économique
dégradé, Deutsch a également mis l’accent sur la génération de trésorerie sans toutefois réduire ses
investissements de R&D. La gestion active du besoin en fonds de roulement, en baisse de -59 M$
sur 2009, la rationalisation des investissements, limités à 16 M$, ainsi que les économies de coûts
substantielles ont compensé la baisse de la marge opérationnelle et permis de réduire l’endettement
net de Deutsch de -18 M$ par rapport à 2008. La dette nette atteint 696 M$ fin 2009.
Dans un environnement économique qui reste marqué par un manque de visibilité, Deutsch poursuit
ses plans d’actions afin de préserver sa rentabilité et renforcer sa génération de trésorerie.

Stahl – Vif redressement de l’activité et des résultats après le point bas du 1er trimestre 2009
(Mise en équivalence sur l’exercice 2009 - Intégration globale à compter du 26 février 2010)
Le chiffre d’affaires du leader mondial des produits de finition pour le cuir et des revêtements de
haute performance s’élève à 253,5 M€ en 2009, en repli de -14,2% par rapport à 2008. Un point bas
a été atteint au 1er trimestre 2009 avec une forte dégradation des volumes dans toutes les activités,
accentuée par des effets de déstockage dans les secteurs de l’automobile, de l’ameublement, de la
chaussure et de la maroquinerie. A partir du 2nd trimestre 2009, Stahl a connu une amélioration
progressive de ses ventes soutenue par des gains de part de marché et le redressement des
marchés sous-jacents, conduisant à un retour à une croissance organique soutenue au cours du 2nd
semestre à +10,7% contre -33,2% au 1er semestre.
Le résultat opérationnel ajusté de 30,1 M€ est en baisse de -23%. La marge opérationnelle ressort à
11,9% (contre 13,2% en 2008). Cette bonne résistance résulte d’une maîtrise efficace des prix de
vente et d’un plan de réduction des frais fixes (rationalisation des capacités industrielles et fermeture
de sites de production).
La dette financière nette de Stahl s’élève à 335 M€ fin 2009 (avant restructuration financière) contre
317 M€ fin 2008.
Renforcement de la flexibilité financière de Wendel en 2009
Priorité de l’année 2009, le renforcement de la flexibilité financière s’est traduit en premier lieu par la
réduction de la dette financière de -1 138 M€ par rapport au point haut de mars 2009.
Par ailleurs, le Groupe a allongé de plus d’un an et demi l’ensemble de sa dette bancaire avec appels
de marge pour le financement de la participation Saint-Gobain, la maturité moyenne de cette dette
étant dorénavant de 4 ans et demi. Au 31 décembre 2009, elle s’élève au total à 2 986 M€, en baisse
de -478 M€.
De plus, la dette sans appel de marge a été réduite de -547 M€ et s’établit au 31 décembre 2009 à
1 548 M€.
Enfin, Wendel a poursuivi l’optimisation de sa dette obligataire. Elle a ainsi procédé à une opération
d’échange partiel de sa souche 2011 en obligations 2014 (pour 113 M€ de nominal 2011), assortie
d’une émission de 174 M€ d’obligations à échéance 2014. Wendel a également racheté puis annulé
une partie de la souche 2011. Au 31 décembre 2009, la dette obligataire s’élève à 2 666 M€. Wendel
a poursuivi début 2010 sa stratégie d’optimisation en rachetant et annulant 70 M€ d’obligations
échéance février 2011, dont le montant est désormais de 396 M€.
Au 31 décembre 2009, la trésorerie de Wendel s’élève à 2 179 M€. Au cours de l’exercice 2009, le
Groupe a multiplié par 1,6 sa trésorerie libre de tout nantissement qui s’élève à 1 496 M€ au 31
décembre. Wendel dispose par ailleurs de 2 100 M€ de lignes de crédit non utilisées.
Parallèlement, actionnaire actif, Wendel a cédé certains actifs pour 1 059 M€, réalisant ainsi 626 M€
de plus-values.
?? Cession début 2009 de 11 millions d’actions de Bureau Veritas, pour 272,8 M€, générant une
plus-value de 118,4 M€.
?? Cession en mai 2009 des activités pétrolières et gazières d’Oranje-Nassau, pour 510 M€ nets
et générant une plus-value de 346,3 M€.
?? Cession en novembre 2009 de 15 millions d’actions Legrand par Wendel pour 275,8 M€ et
générant une plus-value de 161,6 M€.
A la suite des cessions annoncées le 3 décembre 2009, Wendel a poursuivi son programme de
cession de protections sur la participation Saint-Gobain. Au total, Wendel a vendu 10,1 millions de
puts, soit 31% de sa position de protection nette. Le produit de cession, d’un montant de 193,5 M€, a
été affecté au remboursement de 547 M€ de dettes bancaires sans appel de marge. Au 31 décembre
2009, 75% des actions Saint-Gobain étaient exposées aux variations de cours, ce qui est toujours le
cas.

Soutien financier actif aux sociétés du Groupe
La crise économique a rendu nécessaire la restructuration de la dette financière qui avait été
contractée en 2006 lors de l’acquisition de Stahl, Deutsch et Materis au vu des plans de
développement prévus à l’époque. Ce programme a été mené avec succès en 2009 avec le soutien
actif de Wendel et il touche à sa fin.
?? Materis : apport de 36 M€ par Wendel dans le cadre de la restructuration mentionnée plus
haut avec le soutien de la quasi-unanimité des prêteurs en juin 2009.
?? Stahl : prise de contrôle du capital par Wendel dont la participation est passée le 26 février
2010 de 48* à 92% grâce à un nouvel apport en fonds propres de 60 M€. La dette brute de
Stahl est réduite de près de 45%, passant de 350 M€ à 195 M€. Stahl bénéficie désormais
d’une structure financière adaptée lui permettant de se focaliser sur la réalisation de son
nouveau plan d’affaires.
?? Deutsch : après l’obtention d’un accord unanime en août 2009 pour une période transitoire,
une nouvelle phase de négociations s’est amorcée au cours du 1er trimestre 2010 avec les
prêteurs pour revoir les conditions à long terme de la dette de Deutsch. Convaincus des
atouts de la société, Wendel et Jean-Marie Painvin, co-actionnaire de Deutsch, ont remis une
proposition en cours d’approbation auprès des prêteurs. La finalisation de l’opération est
prévue au 2ème trimestre 2010.
* % déterminés sur la base des montants investis en capital et prêts d'actionnaires.
Actif net réévalué de Wendel
L’actif net réévalué s’élève à 56,9 € par action au 23 mars 2010 (détails en annexe 2 ci-après), soit
un doublement par rapport à 28€ au 31 décembre 2008. La décote sur l’ANR s’élève à 24,5% au 23
mars 2010.
La méthodologie de calcul a été précisée le 31 août 2009 et demeure inchangée. Elle est par ailleurs
conforme aux recommandations de l’European Venture Capital Association.
Dividende
Compte tenu du renforcement de la situation financière et des perspectives du Groupe, le Directoire a
décidé, après autorisation du Conseil de surveillance, de proposer à la prochaine Assemblée
générale du 4 juin 2010 le maintien du dividende à 1 euro par action.
Perspectives 2010-2013: vers de nouveaux investissements
Les filiales et participations du Groupe ont toutes démontré des capacités de résistance
exceptionnelles à la crise qui leur ont permis de tenir ou de dépasser les engagements rigoureux de
leurs plans d’actions. Elles l’ont fait en préservant leurs potentiels de croissance et d’innovation et se
trouvent ainsi renforcées et idéalement positionnées pour tirer parti de la reprise.
Dans un environnement économique encore difficile en 2010, les sociétés de Groupe restent
prudentes dans les économies développées. Cependant, toutes celles ayant connu des
ralentissements d’activité en 2009 anticipent des perspectives de reprise de leur activité dans le
courant de l’année 2010, essentiellement au cours du 2nd semestre. Elles poursuivent par ailleurs
avec détermination leur développement dans les pays émergents, associés à des plans d’adaptation
continus dans les pays matures.
Tout en conservant une gestion prudente de ses actifs et de sa structure financière et en les adaptant
à l’évolution de la conjoncture économique et boursière, Wendel entend poursuivre sur la période
2010-2013 sa stratégie de création de valeur à travers cinq leviers :

La progression du résultat de ses filiales et participations, à travers notamment la poursuite des plans de maîtrise des coûts, à laquelle il contribue par sa présence active dans les Conseils d’administration et auprès du management de ces sociétés

Le potentiel de valorisation de ses filiales non cotées, dont la restructuration financière et
l’optimisation des structures opérationnelles permettent d’espérer 1 à 2 milliards d’euros de
création de valeur ;
?? Le levier d’endettement de son propre bilan qui, tout en étant progressivement réduit,
démultiplie sur son ANR l’effet de la valorisation de ses filiales cotées ;
?? Les acquisitions réalisées par ses filiales et participations afin d’accroître leur potentiel de
croissance, notamment dans les pays émergents ;
?? La réalisation par Wendel de nouveaux investissements, pour des montants unitaires limités
dans un premier temps à une centaine de millions en capitaux propres, permettant de saisir
les opportunités issues de la crise et de diversifier les secteurs auxquels Wendel est exposé.
Gouvernance
La composition du Conseil de Surveillance va évoluer en 2010.
Seront ainsi soumises au vote des actionnaires lors de la prochaine Assemblée Générale :
?? la proposition de nomination de deux administrateurs indépendants, Madame Dominique Hériard
Dubreuil et Madame Guylaine Saucier
?? la proposition de renouvellement du mandat de Monsieur Nicolas Celier
Madame Béatrice Dautresme, administrateur indépendant, n’a pas souhaité solliciter le
renouvellement de son mandat qui vient à expiration cette année.
Calendrier.
- 6 mai 2010 : Chiffre d’affaires du 1er trimestre (après Bourse)
- 4 juin 2010 : Assemblée générale et prochaine publication de l’ANR
Les documents relatifs à la présentation des résultats annuels, à l’ANR et aux états financiers sont
disponibles sur le site internet du Groupe à partir du 30 mars 2010 (wendelgroup.com).
A propos de Wendel
Wendel est l’une des toute premières sociétés d’investissement cotées en Europe. Elle investit en France et à l’étranger, dans
des sociétés leaders dans leur secteur : Bureau Veritas, Legrand, Saint-Gobain, Materis, Deutsch, Stallergenes, Oranje-
Nassau et Stahl, dans lesquelles elle joue un rôle actif d’actionnaire industriel. Elle met en oeuvre des stratégies de développement à long terme qui consistent à amplifier la croissance et la rentabilité de sociétés afin d’accroître leurs positions
de leader.
Le chiffre d’affaires consolidé de Wendel s’est élevé à 4,9 Mds€ en 2009. Wendel est cotée sur l’Eurolist d’Euronext Paris.
Notation attribuée par Standard & Poor’s : Long terme, BB, perspective négative – Court terme, B depuis le 12 février 2009.
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Annexe 1 : Contribution des sociétés du Groupe au chiffre d’affaires 2009
Chiffre d’affaires consolidé (hors Editis et Oranje-Nassau Energie conformément à la norme IFRS 5)
Chiffre d’affaires des sociétés mises en équivalence
Annexe 2 : ANR au 23 mars 2010 : 56,9€ par action

2009
Résultat net récurrent des activités
Résultat opérationnel 685,2 (49,7) 635,6
Résultat financier (256,6) (334,5) (591,1)
Charges d'impôt (138,2) (0,1) (138,3)
Quote?part du résultat net des sociétés mises en équivalence 230,6 ? 230,6
Résultat net d'impôt des activités arrêtées ou destinées à être cédées 16,1 ? 16,1
Résultat net récurrent des activités 537,2 (384,3) 152,9
Résultat net récurrent des activités ? part du Groupe 390,7 (384,4) 6,4
Résultat opérationnel (239,1) 98,5 (140,6)
Résultat financier (37,1) (148,6) (185,6)
Charges d'impôt 47,9 1,6 49,4
Quote?part du résultat net des sociétés mises en équivalence (1 192,8) 161,6 (1 031,2)
Résultat net d'impôt des activités arrêtées ou destinées à être cédées 346,3 ? 346,3
Résultat net non récurrent (1 074,8) 113,1 (961,7)
dont:
? Eléments non récurrents (a) (522,5) (c) 113,1 (409,4)
? Effets liés aux écarts d'acquisition (172,2) ? (172,2)
? Dépréciations d'actifs (b) (380,1) ? (380,1)
Résultat net non récurrent ? part du Groupe (1 037,8) 113,1 (924,6)
Résultat net consolidé (537,7) (271,2) (808,8)
Résultat net consolidé ? part des minoritaires 109,4 0,1 109,4
Résultat net consolidé ? part du Groupe (647,0) (271,2) (918,3)
Contribution des
sociétés Holdings Total Opérations
Annexe 3 : Tableau de rapprochement du résultat économique et du résultat comptable

a) dont :
- résultat de cession des activités pétrolières et gazières d’Oranje-Nassau pour +346,3 M€ ;
- perte de dilution Saint-Gobain pour -782,2 M€ sur l’exercice 2009 ;
- coûts de restructuration pour -29,2 M€.
(b) dépréciations d’actifs Saint-Gobain chez Wendel pour -225,4 M€, et chez Saint-Gobain pour -64,9 M€, Materis pour -63,4 M€,
Deutsch pour -19,6 M€ et Legrand pour -5,0 M€.
(c) dont :
- résultat de cession du bloc Bureau Veritas pour +118,4 M€ ;
-résultat de cession du bloc Legrand pour +161,6 M€ et +9,2 M€ de résultat de dilution ;
- résultat de cession et variations de juste valeur des protections Saint-Gobain (puts) pour -225,2 M€ ;
- résultat de cession des bons de souscription d’actions Saint-Gobain pour +65,5 M€ ;
- ajustement de juste valeur de VGG/AVR pour -26,2 M€.

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