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CODE FR0000120131 - RHA Indices: SBF 120- EURONEXT 150 - NEXT PRIME

Chimiste, leader dans ses métiers, Rhodia est un groupe industriel international, résolument engagé dans le développement durable. Le Groupe met la recherche de l’excellence opérationnelle et sa capacité d’innovation au service de la performance de ses clients. Articulé autour de six entreprises, Rhodia est partenaire des grands acteurs des marchés de l’automobile, de l’électronique, de la parfumerie, de la santé, de la beauté, de la détergence, des produits industriels et de grande consommation. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4,03 milliards d’euros en 2009 et emploie aujourd’hui environ 13 600 personnes dans le monde. Il est coté sur Euronext Paris.

http://www.rhodia.com



04.04.20111 Le Belge Solvay achète Rhodia
Le Belge Solvay rachète le groupe français Rhodia. Un acte à marquer d'une pierre blanche tant le rachat des grands groupes français reste exceptionnel.

Avec cette offre, Rhodia est valorisé à 3,4 milliards d'euros
Avec cette offre, Rhodia est valorisé à 3,4 milliards d'euros MaxPPP
Le groupe belge Solvay a lancé une offre amicale sur le groupe chimiste français Rhodia, à 31,60 euros par action, ce qui valorise la société française à 3,4 milliards d'euros. L'opération offre aux actionnaires de Rhodia une plus-value de 50% par rapport au cours de clôture de vendredi, ne devrait entrainer aucune restructuration majeure, selon les deux entreprises. Le nouveau groupe, qui verra le jour en août, aura un chiffre d'affaires annuel proche de 12 milliards d'euros avec un bénéfice opérationnel de 1,9 milliard d'euros.

Avec cette opération amicale, c'est un grand pan historique de l'industrie nationale qui est reprise par un groupe étranger. Rhodia est en effet issu du groupe Rhône-Poulenc, qui a longtemps été le fleuron de la pharmacie et de la chimie française. Les prises de contrôle de grands groupes français ne sont pas si nombreuses. Les plus spectaculaires ont été, en 2006, le rachat d'Arcelor, qui regroupait Usinor et toutes les grandes entreprises sidérurgiques françaises, par le groupe indien Mittal Steel et, trois ans plus tôt, la reprise de Pechiney, géant de l'aluminium, par le canadien Alcan, lui même repris en 2007 par le groupe Rio Tinto. Les conséquences ont été différentes: Mittal est apparu relativement respectueux des intérêts et des usines françaises, tandis que Pechiney a été proprement dépecé par des actionnaires fluctuants et obsédés par les profits à court terme.

Les Français plus chasseurs que chassés

En dehors de ces trois exemples, les prises de contrôle, par des étrangers, ont concerné des sociétés de moindre importance, même lorsque celles-ci ont un nom et une réputation: Maille a été repris par Unilever (Hollande) en 2000, Kronenbourg par Carlsberg (Danemark) en 2008, Ducros par Mac Cormick (USA), Le Coq Sportif Airesis (Suisse), Princesse Tam Tam par Fast Retailing (Japon) etc.

Dans ce vaste mouvement de mondialisation, la France apparaît beaucoup plus comme un chasseur que comme un gibier: c'est ainsi que l'Italie est vent debout contre la tentative de prise de contrôle de Parmalat par le groupe Besnier (Lactalis), qui intervient après le rachat de Bulgari par LVMH, tandis qu'EDF veut monter au capital d'Edison. EDF qui, notons le en passant, contrôle 14 réacteurs nucléaires en Grande-Bretagne...


Source Rhodia.com

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